1. Le choix des époux : la demande en mariage provient généralement
de l'homme. Le mariage musulman se décidant par consentement mutuel, l'accord
des deux futurs époux est donc requis.
Lorsque la femme est encore vierge, il est fréquent que les parents choisissent
eux-mêmes le futur époux, mais la concertation reste de mise. S'il n'y a pas
d'empêchement au mariage (divorce non prononcé, liens de parenté...), un
contrat de mariage est établi entre le fiancé et le tuteur matrimonial de la
future épouse, qui la représente après avoir obtenu son consentement. Il s'agit
obligatoirement d'un musulman, le plus souvent de son frère ou de son père.
2. L'état marital : la mosquée de Paris demande à ce que le mariage
civil ait déjà eu lieu, ce afin d'éviter tout risque de litige, mais cette
condition n'est pas requise partout. L'essentiel est que le mariage religieux
ait lieu avant la consommation de l'union.
Si vous êtes divorcés : l'islam reconnaît le droit au divorce, mais il vous faudra
attendre trois mois après la dissolution du premier mariage de la femme pour
pouvoir vous remarier : c'est le délai de viduité, qui permet de vérifier que
l'épouse n'est pas enceinte de son ancien mari et se trouve donc entièrement
libre. Dans le cas contraire - si la future épouse est enceinte - la demande en
mariage ne peut avoir lieu qu'après l'accouchement. Enfin, si le précédent
mariage est dissous pour cause de décès, le délai est allongé à 4 mois et 10
jours.
3. Les mariages mixtes : les conditions diffèrent selon l'homme ou la
femme.
Un musulman peut épouser une non musulmane, à la seule condition qu'elle soit
de religion monothéiste, c'est-à-dire juive ou chrétienne. L'union d'un
musulman et d'une athée ou d'une polythéiste (bouddhiste, par exemple) est en
revanche proscrite. L'épouse juive ou chrétienne reste libre, durant le
mariage, de pratiquer sa propre religion. Sachez toutefois que les enfants qui
naîtront du couple devront, eux, être musulmans. En outre, en cas de divorce ou
de décès du conjoint, la mère non musulmane n'obtiendra par la garde de ses
enfants : ils seront confiés à une parente de confession musulmane. Elle ne
pourra pas non plus hériter de façon automatique de son conjoint décédé. Si par
contre, elle choisit de se convertir, ces droits lui seront naturellement
accordés.
La femme musulmane, quant à elle, ne peut se marier qu'avec un musulman. Si
l'élu n'est pas de cette confession, il ne sera autorisé à épouser sa belle que
s'il manifeste le souhait de se convertir à l'islam. Il suivra alors un
enseignement religieux de plusieurs mois, attesté par un certificat de
conversion, le plus souvent oral.<o:p></o:p>